Ressources :

Ressource = une situation favorable

La ressource présent, en ce début avril, une situation favorable.

La période hivernale a permis de reconstituer les stocks dans les différentes retenues gérées par Eau du Morbihan, constituant ainsi des ressources disponibles pour la production d’eau potable.

Les eaux de surfaces, très réactives, présentent des débits normaux, voire ponctuellement  supérieurs à la normale.

Le remplissage des nappes a connu une inertie plus importante, compte tenu des circulations et infiltrations permettant leur re-stockage, mais surtout de leurs niveaux particulièrement bas atteints à l’étiage 2017 : la remontée est d’autant plus lente.

Cette remontée du niveau des nappes s’effectue cependant, même si localement, certaines ressources souterraines présentent encore des niveaux moyens.

Cette disponibilité retrouvée des ressources, après une période 2016-2017 particulièrement sèche, ne doit cependant engendrer aucun relâchement dans la gestion et l’utilisation raisonnée de l’eau potable.

En effet, si Eau du Morbihan met tout en oeuvre pour assurer la continuité et la qualité du service en mutualisant les ressources, sécurisant l’alimentation en eau par le réseau d’interconnexions, recherchant les fuites sur les réseaux et renouvelant les canalisations défectueuses …, la préservation de la ressource est l’affaire de tous, et passe aussi par la mobilisation de chacun d’entre nous pour un usage responsable de l’eau.


Niveau des nappes souterraines : à surveiller

Depuis mi-décembre 2017, perturbations et tempêtes se suivent en Morbihan, apportant leur lot de précipitations.

Les débits des cours d’eau ont retrouvé de la vigueur : le Lac au Duc et la retenue de Tréauray sont au trop plein, le Blavet a retrouvé ses débits habituels. Les écoulements dans les vallons équipés à Belle Ile en Mer ont permis de reconstituer les stocks.

Ces phénomènes sont cependant encore trop récents pour en tirer des conclusions définitives en matière de remontée du niveau des nappes, surtout au vu du retard accumulé depuis mi-2016. En effet, au 1er mars 2018, le niveau des nappes reste moyen, surtout dans l’est du Département.

Les précipitations des prochaines semaines restent donc particulièrement importantes et conditionneront non seulement les débits des cours d’eau et les stocks dans les retenues pour le printemps et l’été prochain, mais surtout la remontée des nappes. En effet, à compter d’avril, la végétation « pompe » l’eau et les précipitations ne sont plus efficaces pour la recharge des nappes.

A suivre …

 

 


Ressources : une situation encore sous surveillance renforcée

Même si l’arrêté sécheresse n’a pas été reconduit en novembre 2017, la situation des ressources nécessite toujours une surveillance renforcée et des mesures de gestion des prélèvement particulières aux points de prélèvement stratégiques.

 

 

cliquez sur la carte pour connaitre les débits des cours d’eau.

A la lueur de l’analyse de la situation départementale sur les ressources, les consommations, les disponibilités des unités de production et les prévisions météorologiques à moyen terme, Eau du Morbihan a sollicité des dérogations ponctuelles à certaines autorisations de prélèvement.

Ces dérogations ont été accordées par arrêté préfectoral du 15 novembre 2017, et sont applicables jusqu’au 31 décembre 2017. Elles ne seront bien évidemment mise en oeuvre que si la situation hydrologique le nécessite.

Les observations et des prévisions laissent à penser que l’étiage 2017 se prolongera, comme la période d’étiage 2016, sans que l’on puisse à ce stade prévoir si l’hiver 2017/2018 sera aussi déficitaire en pluviométrie, comme le précédent.

L’enjeu est donc d’anticiper en application du principe bien connu : « mieux vaut prévenir que guérir ».


Malgré la pluie, des ressources encore fragiles

Malgré la pluie du mois de septembre, les ressources restent fragiles.

C’est le constat du Comité sécheresse réuni à nouveau le 29 septembre 2017.

Si la pluviométrie de septembre est supérieure à la normale, elle fait suite à 14 mois déficitaires consécutifs : la situation reste fragile, aucune reprise des écoulements pérenne ou régulière n’est en place. Certain cours d’eau sont à sec, d’autres présentent toujours des débits faibles et inférieurs aux valeurs habituellement observées en cette période d’étiage.

Notamment, les débits restent faibles sur l’est du Morbihan.

Seule une pluviométrie normale d’automne et d’hiver dans les mois à venir permettrait d’inverser la tendance et donc de provoquer la recharge des nappes et l’augmentation durable des débits.

pour accéder aux débits des cours d’eau – site Géobretagne – cliquez sur la carte

Un bilan sur le périmètre de Eau du Morbihan a été présenté lors de la dernière réunion du Comité sécheresse : la situation actuelle nécessite de maintenir des modes de gestion de prélèvement spécifiques, la consommation à partir du réseau public restant supérieure aux volumes observés habituellement par report des ressources privées (à sec ou à niveau bas) sur le réseau public.

C’est pourquoi, un arrêté sécheresse a été reconduit jusqu’au 31 octobre 2017, régissant principalement les règles de prélèvement. La majorité des usages jusqu’alors restreints n’étant plus d’actualité en cette saison (remplissage des piscines, arrosage, …), le Préfet du Morbihan a décider de les retirer de son arrêté.

La situation reste donc sous surveillance, compte tenu de l’indisponibilité ou de la disponibilité partielle de certaines ressources et unités de production, pour des raisons quantitatives, qualitative liée au faible renouvellement d’eau, ou de travaux impératifs. Des économies d’eau  et une utilisation responsable de la ressource restent donc d’actualité.


Sécheresse et ressource en eau : situation de plus en plus tendue

Un nouvel état de situation a été présenté au comité sécheresse réuni le 23 août 2017. La période de déficit de pluviométrie se poursuit et s’amplifie. La sécheresse se renforce, rendant la situation des cours d’eau, des nappes et de l’alimentation en eau potable de plus en plus tendue.

Les débits des cours d’eau sont en effet particulièrement bas, et de façon généralisée.

 

 

 

  • cliquez sur la carte pour consulter les débits

80 % des piézomètres de suivi des niveau des nappes gérés par le BRGM présentent des niveaux très inférieurs à la normale à fin juillet en Bretagne.

Cette situation, qui perdure depuis plus d’un an, nécessite une gestion quotidienne pour assurer la continuité de service, tant en quantité qu’en qualité. Ceci consiste notamment en une gestion préventive des stocks d’eau brute dans les retenues et des nappes, et la mobilisation du réseau d’interconnexions et des échanges d’eau pour assurer la desserte en eau en tout point du périmètre de Eau du Morbihan.

En particulier, la semaine du 15 août est traditionnellement importante en matière de consommation et de pics de besoin instantané. Contrairement à 2016, la semaine du 15 août 2017 a présenté une pointe de consommation moins marquée, vraisemblablement en lien avec un ralentissement de l’activité économique et d’une météo plus maussade.

Le bilan du mois de juillet et de cette semaine particulière du 15 août (semaine 33) sur le périmètre de Eau du Morbihan a fait l’objet d’une présentation en comité sécheresse.

Après les pointes estivales, liées à la fréquentation touristique, l’actualité est maintenant de faire face à une reprise des consommations liées aux activités économiques industrielles et notamment agroalimentaires, à une période où les débits des cours d’eau diminuent naturellement (période d’étiage).

Ces débits étant déjà particulièrement faibles, la vigilance est toujours de mise quant aux consommation et à la sollicitation du réseau public. Chacun est à nouveau invité à faire preuve de mesure et de civisme dans ses consommations. Les restrictions en vigueur restent d’actualité, en application de l’arrêté préfectoral du 21 juillet 2017, et ce au moins jusqu’au 30 septembre 2017.

 


Sécheresse : situation critique

Le comité sécheresse réuni le 19 juillet 2017 par le Préfet du Morbihan a de nouveau fait le constat d’une situation critique des ressources et d’une gestion potentiellement tendue de l’alimentation en eau potable pour les semaines à venir.

Le niveau des nappes reste globalement très inférieur à la normale, selon le dernier bilan établi par le BRGM.

Les débits des cours d’eau sont tous très inférieurs à ceux habituellement observés en cette période, et laissent présager des impacts sur la vie piscicole dans les semaines à venir.

Pour accéder aux données, cliquez sur la carte (site Géobretagne).

Eau du Morbihan a présenté le bilan de situation à l’échelle des 224 communes pour le périmètre de Production et Transport, et des 113 communes du secteur de Distribution.

Au vu de l’état des lieux, le comité a décidé de maintenir les restrictions en vigueur, jusqu’au 30 septembre, et de prolonger et renforcer certaines dérogations aux débits réservés.

Chacun est donc invité à faire preuve de vigilance et de civisme sur ses consommations d’eau, et à respecter les interdictions et restrictions d’usages en vigueur.


Sécheresse : des restrictions maintenues, une ressource sous haute surveillance

Dans la continuité des réunions précédentes, le comité sécheresse a constaté, lors de sa séance du 28 juin 2017, une amplification du phénomène :

  • des nappes à des niveaux globalement inférieurs à la normale
  • des cours d’eau aux débits faibles, habituellement observé après l’été
  • des reports des consommations à partir des ressources privées (puits, forages) sur le réseau public

La consommation sur le réseau public est en effet supérieure de 10 % à la normale en cette période, amplifiée par les épisodes de forte chaleur.

Pour le périmètre géré par Eau du Morbihan, la situation a été présentée au comité sécheresse. Le réseau d’interconnexion est d’ores et déjà en situation « été », l’ensemble des éléments (débits, consommation, état des stock) ayant 2 mois d’avance par rapport à une année normale.

Tout un chacun est donc invité à faire preuve de civisme dans l’utilisation de l’eau, et à respecter les dispositions de l’arrêté sécheresse du 30 juin 2017, qui confirme le placement du Morbihan en Vigilance de niveau 1, assorti de restrictions d’usages.

 


La chaleur s’installe : la sécheresse aussi

Les quelques précipitations orageuses et localisées du début du mois de juin n’ont pas inversé la tendance générale : la sécheresse s’installe ….

Les débits des cours d’eau chutent, le niveau des nappes aussi. La configuration du réseau d’interconnexion a donc été adaptée pour tenir compte de cette situation et partager la ressource disponible, tout en gérant préventivement les stocks pour la saison estivale et l’arrière saison.

Nombre de forages ou puits privés étant à sec ou en niveau bas, un report des consommations est observé sur le réseau public, encore accentué par la chaleur. Les volumes mis en distribution sont supérieurs de 10 % des volumes habituellement observés.

Un point de situation sera réalisé à l’occasion du prochain comité sécheresse qui se réunit le 28 juin 2017.

En tout état de cause, la vigilance est de mise et le respect des restrictions déjà imposées par l’arrêté préfectoral du 28 avril 2017 est impératif.


Ressource : une tension possible

Depuis l’été 2016, le déficit de pluviométrie est susceptible d’engendrer des tensions sur la ressource et les usages. C’est pourquoi, dans la continuité des arrêtés préfectoraux en vigueur depuis février 2017, le Préfet du Morbihan a amplifié les dispositions préventives et a introduit des restrictions d’usages, par décision du 28 avril 2017.

  • les cours d’eau

Le niveau des débits des cours d’eau est particulièrement bas pour la saison. Les niveaux observés sont ceux habituellement rencontrés en début du mois de juillet.

Les cours d’eau réagissent cependant aux pluies, mais le déficit cumulé en saison hivernal ne peut plus être compensé.

Le niveau des débits est consultable sur le site de Géobretagne.

  • les nappes

De la même façon, la recharge des nappes n’atteint pas son niveau habituel, même si la situation est contrastée.

Le BRGM considère que près de la moitié des piézomètres de suivi du niveau des nappes est à un niveau inférieur à la normale, dans un bulletin en date de mars 2017.

  • les ressources en eau potable

Sur le périmètre de Eau du Morbihan, les ressources en eau potable sont, pour 80 % de l’eau prélevée, d’origine superficielle, 20 % d’origine souterraine.

De fait, les nappes sont moins sollicitées qu’en année normale, accentuant les prélèvements sur la ressource superficielle. Si la situation pluviométrique actuelle se confirme, cette tendance se renforcera vraisemblablement dans les semaines à venir. Par ailleurs, on observe d’ores et déjà un report des consommations à partir de ressources privées (puits, forages, …) sur le réseau public et globalement, une consommation plus importante.

En ce qui concerne les eaux superficielles, les mesures prises durant l’hiver ont permis de reconstituer les stocks, et notamment au Lac au Duc à Ploërmel, à Tréauray à Brech-Pluneret, à Belle-Ile, ainsi qu’à Houat et Hoëdic.

L’alimentation repose également sur le Blavet, soutenu par les débits restitués du Lac de Guerlédan, et par la Vilaine, dont les volumes mobilisables restent importants.

Afin de conserver ces stocks le plus tard possible dans la saison afin de faire face aux besoins importants en été, des mesures de gestion seront mises en oeuvre, s’appuyant d’une part sur les dispositions prévues dans l’arrêté préfectoral du 28/04/17, et d’autre part sur le réseau départemental d‘interconnexion.

Ce dernier a en effet vocation à mutualiser les infrastructures et partager la ressource disponible : il est donc possible de limiter les prélèvements sur une ressource sensible, afin de soulager le milieu aquatique, et de compenser à partir d’une ressource moins sujette à pression.


Sécheresse hivernale : l’arrêté préfectoral prolongé

Au vu du déficit de pluviométrie observé depuis juillet 2016 engendrant une sécheresse hivernale, le Comité Sécheresse s’est à nouveau réuni le 15 mars sous la Présidence du Préfet du Morbihan.

Malgré les pluies du mois de février, la situation reste encore fragile. Ainsi, l’arrêté du 3 février 2016, qui fixe des conditions particulières de gestion de la ressource jusqu’au 31 mars 2017, va être prorogé, dans les mêmes termes, jusqu’au 30 avril 2017.

En effet, si le niveau globale de pluviométrie s’est amélioré, les phénomènes pluvieux sont intenses, mais courts. Les pluies ne sont pas efficaces : les débits augmentent, mais l’eau circule vite et n’a pas le temps de s’infiltrer. Ces épisodes pluvieux n’ont donc pas permis de faire remonter le niveau des nappes jusqu’à la « normale » habituellement observée. Une période d’observation supplémentaire et une gestion adaptée des ressources s’avèrent donc encore nécessaires, afin de s’assurer que la situation actuelle est stable dans le temps.

Cette situation a tout de même évolué favorablement depuis janvier, tant en termes de débits des cours d’eau, que de stocks dans les différentes retenues, y compris dans les îles.

Pour autant, les pluies observées sur février et mars n’ont pas pu compenser les 6 mois de déficits antérieurs et les niveaux des nappes, des retenues et des débits doivent toujours être suivis et gérés très finement.

Par ailleurs, l’arrivée des beaux jours est également synonyme de consommation plus importante, en lien notamment avec les vacances de printemps et la période touristique associée.

Ainsi, une nouvelle réunion du Comité est programmée fin avril.