Ressource : une tension possible

Depuis l’été 2016, le déficit de pluviométrie est susceptible d’engendrer des tensions sur la ressource et les usages. C’est pourquoi, dans la continuité des arrêtés préfectoraux en vigueur depuis février 2017, le Préfet du Morbihan a amplifié les dispositions préventives et a introduit des restrictions d’usages, par décision du 28 avril 2017.

  • les cours d’eau

Le niveau des débits des cours d’eau est particulièrement bas pour la saison. Les niveaux observés sont ceux habituellement rencontrés en début du mois de juillet.

Les cours d’eau réagissent cependant aux pluies, mais le déficit cumulé en saison hivernal ne peut plus être compensé.

Le niveau des débits est consultable sur le site de Géobretagne.

  • les nappes

De la même façon, la recharge des nappes n’atteint pas son niveau habituel, même si la situation est contrastée.

Le BRGM considère que près de la moitié des piézomètres de suivi du niveau des nappes est à un niveau inférieur à la normale, dans un bulletin en date de mars 2017.

  • les ressources en eau potable

Sur le périmètre de Eau du Morbihan, les ressources en eau potable sont, pour 80 % de l’eau prélevée, d’origine superficielle, 20 % d’origine souterraine.

De fait, les nappes sont moins sollicitées qu’en année normale, accentuant les prélèvements sur la ressource superficielle. Si la situation pluviométrique actuelle se confirme, cette tendance se renforcera vraisemblablement dans les semaines à venir. Par ailleurs, on observe d’ores et déjà un report des consommations à partir de ressources privées (puits, forages, …) sur le réseau public et globalement, une consommation plus importante.

En ce qui concerne les eaux superficielles, les mesures prises durant l’hiver ont permis de reconstituer les stocks, et notamment au Lac au Duc à Ploërmel, à Tréauray à Brech-Pluneret, à Belle-Ile, ainsi qu’à Houat et Hoëdic.

L’alimentation repose également sur le Blavet, soutenu par les débits restitués du Lac de Guerlédan, et par la Vilaine, dont les volumes mobilisables restent importants.

Afin de conserver ces stocks le plus tard possible dans la saison afin de faire face aux besoins importants en été, des mesures de gestion seront mises en oeuvre, s’appuyant d’une part sur les dispositions prévues dans l’arrêté préfectoral du 28/04/17, et d’autre part sur le réseau départemental d‘interconnexion.

Ce dernier a en effet vocation à mutualiser les infrastructures et partager la ressource disponible : il est donc possible de limiter les prélèvements sur une ressource sensible, afin de soulager le milieu aquatique, et de compenser à partir d’une ressource moins sujette à pression.