Protection des captages de Keranna à Séglien

Une enquête publique est organisée par le Préfet du 24 juin au 9 juillet 2019 inclus, concernant les puits exploités par Eau du Morbihan à Keranna à Séglien.

Durant la période d’enquête, l’ensemble du dossier est téléchargeable sur le site de la Préfecture ou consultable dans les mairies dans lesquelles les permanences seront assurées durant la durée de l’enquête.

L’instauration de périmètres de protection autour des captages utilisés pour l’alimentation humaine en eau potable est une obligation réglementaire définie par le Code de la Santé Publique.

Le territoire d’alimentation en eau potable de Noyal-Pontivy et de Cléguérec porte sur 13 communes (Noyal-Pontivy, Saint-Gérand, Kerfourn, Croixanvec, Kergrist, Cléguérec, Séglien, Silfiac, Neulliac, Sainte-Brigitte, Malguénac, Saint-Aignan, Saint-Gonnery) et représente 2 982 abonnés.

L’alimention en eau potable de ce secteur est aujourd’hui assurée à partir de trois ressources :

  • Deux prises d’eau superficielle dans le Blavet au lieu dit « Mangoer » à Cléguérec
      • Le site de Mangoer est constitué de deux usines, Mangoer 1 et Mangoer 2, dont les prises d’eau sont situées sur le Blavet. L’usine de Mangoer 1 répond aux besoins locaux grâce à une capacité de production de 400 m3/h. L’usine de Mangoer 2 a une capacité de production de 500 m3/h et est utilisée pour répondre aux besoins d’alimentation du réseau d’interconnexion départemental.
  • Un captage d’eau souterraine au lieu dit « Sence » à Malguénac composé d’un puits (1963) d’une capacité de production de 10m3/h.
  • Un captage d’eau souterraine au lieu dit « Keranna » à Séglien composé de deux puits réalisés en 1958-1959, d’une capacité de 10 et 15 m3/h.

Les 2 puits de Keranna captent des eaux issues essentiellement des infiltrations sur l’aire d’alimentation d’une surface de 38 ha. Ainsi, de part la nature peu profonde des ouvrages de captage, les puits captent la nappe libre superficielle.

De fait, cet aquifère alimenté par les eaux de précipitation, est sensible sur le plan quantitatif en période d’étiage ou année sèche, ainsi que sur le plan qualitatif  en cas d’infiltration de produits polluants.

La capacité de traitement de l’eau brute à la station est de 25m3/h. Le traitement est simple et porte sur une neutralisation complétée par une stérilisation.

La régularisation au titre du Code de l’Environnement (régime de la Déclaration) porte sur un volume annuel maximal de 170 000 m3/an soit 500m3/jour et a fait l’objet d’un récépissé de déclaration en date du 22/02/2018.

Dans son avis du 21/03/2017, l’hydrogéologue agréé relève la bonne qualité des eaux captées à Keranna du fait notamment de la protection apportée par les parcelles boisées environnantes qui couvrent près de 90 % de la zone d’alimentation du captage.

Cependant, les deux puits de Keranna captent l’eau d’un aquifère peu profond, alimenté par les eaux de précipitation et sensible aux risques de pollution en cas d’infiltration (excès de fertilisation azotée, rejet au milieu de produits polluants, etc).

C’est pourquoi, afin de garantir le maintien de la bonne qualité actuelle des eaux captées, il importe de protéger les captages de Keranna de tout risque de pollution ponctuelle ou accidentelle et d’éviter le développement d’activité nouvelle pouvant présenter un risque de pollution pour la ressource.